Maxime Reppert : Le job dating

Maxime Reppert : «Le job dating c’est le résultat d’un manque d’anticipation du ministère pour recruter des enseignants»

«Le job dating c’est le résultat d’un manque d’anticipation du ministère pour recruter des enseignants» : Maxime Reppert, professeur d’histoire-géographie, secrétaire national au SNALC, donne son avis sur le job dating : processus qui permet de recruter des enseignants à bac+3. Une initiative inédite lancée par l’académie de Versailles, qui manque cruellement de personnel.

L’Éducation nationale ne fait plus recette

Le SNALC a constaté une perte de vitesse des candidatures pour devenir professeur des écoles ces dernières années. Qu’est-ce qui explique le fait que les métiers de l’enseignement attirent de moins en moins de volontaires ?

Une baisse marquée, un concours bradé

Le CRPE a enregistré une nette diminution du nombre de candidats. Tout sauf anecdotique, cette baisse s’élève à 20% cette dernière décennie. En 2010, il y avait environ 37 500 candidats alors qu’en 2021, il y en avait moins de 30 000. En résulte à chaque rentrée un grand nombre de postes non pourvus. Pour illustrer cela, sur les 8 694 postes proposés au CRPE externe en 2021, 400 n’ont pas été pourvus. Cela représente en moyenne 4,6% des postes.

Certaines académies connaissent d’ailleurs un tel déficit de candidats qu’elles se voient contraintes de brader le concours et des sessions supplémentaires du CRPE sont organisées : le CRPE peut ainsi être validé avec 7 de moyenne, ce qui n’est pas sans nous interroger.

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Le SNALC porte la parole des personnels auprès du ministre

Le SNALC a été reçu en audience par le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, ce mercredi 25 mai.

Le SNALC a bien évidemment porté la parole et les revendications des personnels. Nous avons rappelé l’urgence d’un rattrapage salarial sans contreparties et la nécessité d’une amélioration des conditions de travail. La crise actuelle des recrutements est un signe majeur, et le ministre ne peut poursuivre la politique menée sous le quinquennat précédent, qui a contribué à l’aggraver.

Le SNALC a donc défendu, entre autres, une remise à plat des réformes du bac et des trois voies du lycée, l’abandon des PIAL au profit d’une politique de l’inclusion humaine et non budgétaire, l’arrêt d’une gestion tournée vers la com’ pour un retour à un dialogue social qui prenne enfin prioritairement en compte la souffrance des personnels, et qui se fasse dans la transparence, notamment sur la mobilité et les promotions.

Le SNALC a également demandé des précisions sur les annonces de campagne faites par Emmanuel Macron et sur les dossiers urgents du moment. Nous n’accepterons pas que soient créées deux catégories d’enseignants via un « pacte » synonyme de « travailler plus pour gagner plus » ; nous serons vigilants sur les décrets d’application de la loi Rilhac sur la direction d’école comme sur la « demi-journée entreprise » annoncée au collège ; nous voulons que la réforme du lycée soit revue de façon structurelle, et non traitée par des rustines comme celle des 1h30 de mathématiques en première générale à la rentrée 2022.

Le SNALC jugera le ministre sur ses actes, sans procès d’intention. Nous sommes imperméables à la câlinothérapie et ne nous fions qu’aux actions, aux textes et aux chiffres, notamment ceux en bas à droite des fiches de paye.

Contact pour le SNALC
Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC, president-national@snalc.fr , 06 16 72 86 56

Syndicat enseignant