Évaluation d’école : déduction d’heures actée !

Le Conseil d’évaluation de l’École a publié pour cette rentrée un nouveau “cadre de l’évaluation des écoles” qui marque un tournant, puisqu’il précise enfin explicitement que “pour les professeurs des écoles, la démarche d’évaluation s’inscrit dans les échanges collectifs relevant de leur développement professionnel, menés dans le cadre des 108 h de service qu’ils assurent annuellement en dehors du temps de classe”, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors.

En effet, l’année de l’évaluation d’école est particulièrement redoutée car elle est généralement synonyme de dépassement des obligations règlementaires de service.

Cependant, si cette nouvelle disposition a le mérite d’exister, elle est loin d’être idéale : les limites des 108 heures sont déjà bien souvent dépassées, y compris les années sans évaluation d’école.

Malgré cette nouveauté, le SNALC reste opposé aux évaluations d’école qui sont un outil de pilotage des pratiques, au détriment de la liberté pédagogique des professeurs des écoles.

Enfin, le SNALC rappelle que les réunions d’informations syndicales qu’il organise en présentiel ou en visioconférence sont déductibles des 108 heures. Il sera donc désormais possible de demander à son IEN la déduction des heures de RIS des heures relatives à l’évaluation d’école

Découvrir l’ENSAP, votre espace personnel et sécurisé

L’espace numérique sécurisé de l’agent public (ENSAP) est un portail en ligne mis à disposition de l’ensemble des agents titulaires et contractuels de l’Éducation nationale :


Ce service s’adresse à l’ensemble des agents publics de l’Éducation nationale en poste, qu’ils soient titulaires ou contractuels, enseignants ou non. Toutefois, certains personnels ne disposent pas d’ENSAP, notamment les AED sous contrat à durée déterminée (CDD) ou les contractuels relevant des GRETA.

L’ENSAP offre un accès sécurisé à l’ensemble des documents administratifs et personnels concernant votre parcours dans la fonction publique. Ce portail regroupe toutes les informations importantes nécessaires au suivi et à la gestion de votre carrière. Les documents archivés dans votre espace numérique restent disponibles toute votre vie professionnelle et sont conservés jusqu’à l’âge de 75 ans.

Vous y retrouvez notamment :

  • Vos bulletins de paye (ou de pension) et attestations fiscales ;
  • Votre compte individuel de retraite, avec un récapitulatif de votre situation personnelle et de votre carrière dans la fonction publique, ainsi que d’éventuelles activités relevant d’autres régimes prises en compte pour le calcul de la durée totale d’assurance (décote ou surcote).

Le SNALC vous encourage donc fortement à actualiser régulièrement ces données, car elles sont déterminantes pour le calcul de vos droits à la retraite.

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Le remplacement, pas si prioritaire

En parcourant le rapport du sénateur Olivier Paccaud sur le remplacement des enseignants, le SNALC s’interroge : augmentation des absences des PE et remplaçants aussi rares que des licornes en 2025… Le remplacement est-il vraiment une priorité pour l’État ?

Le rapport révèle que 7,5 millions de demi-journées n’ont pas été assurées par les PE titulaires en 2023-2024. Le volume à couvrir dans le premier degré a augmenté de 17,4 % entre 2018 et 2024, soit près de 1,1 million de demi-journées supplémentaires. Près de 6,5 % des PE sont ainsi absents dans l’année, dont plus de la moitié des indisponibilités sont liées à la santé. Que les médias ne fustigent pas les PE : ils sont moins absents que les autres salariés. Pourtant, seulement 78,3 % de ces absences sont remplacées dans le premier degré. Facile, dès lors, d’estimer le déficit de personnel dédié à ces suppléances. Malgré tout, premier et second degré confondus, le coût global pour assurer la continuité du service dépasse les 4 milliards, avec un vivier de remplaçants stable depuis 2018.

Le Tribunal administratif de Lille (26 juin 2019, n° 1 702 109) énonce qu’« un non-remplacement s’élevant à 18 heures au total dans l’année n’est ainsi pas de nature à engager la responsabilité de l’État » et que « par ailleurs, le non-remplacement des heures de cours doit être à l’origine d’un préjudice contre l’élève, comme un échec scolaire ou même le financement de cours particuliers par les parents ». C’est dit.

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Syndicat enseignant