Archives de catégorie : Documentation

Congés proche aidant et solidarité familiale

Connaissez-vous les congés de proche aidant et de solidarité familiale ? Le SNALC pense que la profession n’est pas assez informée sur l’existence de ces congés. Même si la rémunération qu’apporte ces dispositifs n’est pas élevée, elle est préférable à la disponibilité qui laisserait le demandeur sans ressource.

Congé de proche aidant : un principe salvateur

Dans quel cas le mobiliser ?

Le congé de proche aidant permet aux professeurs des écoles de s’occuper d’un proche en situation de handicap ou ayant perdu pour raisons pathologiques la majeure partie de son autonomie. Ce proche peut être un membre de la famille ou le conjoint, de même que la famille du conjoint ou encore une personne avec qui l’agent habite ou avec qui il entretient des liens stables. Si la personne aidée souffre d’une perte d’autonomie, l’administration ne peut pas refuser l’attribution de ce congé.

Le congé de proche aidant permet de cesser temporairement son activité de façon continue ou fractionnée ou d’obtenir un temps partiel. Il dure jusqu’à 3 mois et peut être renouvelé dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière. Il n’est pas rémunéré mais donne accès à une allocation journalière du proche aidant (AJPA) versée par la CAF. Elle s’élève à 43,87 € par jour si l’agent vit en couple et à 52,13 € s’il vit seul, dans la limite de 22 jours d’AJPA par mois (et 66 jours au total) fractionnables par demi-journées.

Lire la suite

Autorisations d’absence et garde d’enfant malade : tout ce qu’il faut savoir

Le SNALC vous rappelle les délais à observer, de même que certaines clauses de première importance, en rapport notamment avec votre cotisation retraite. Nous ne traiterons pas ici des spécificités que sont l’exercice des mandats électifs ou syndicaux par exemple, mais des situations plus courantes. En 2021, la covid en fait malheureusement partie.

Autorisations d’absence : délais et chausse-trappe

Tout est question de délais pour espérer obtenir un avis favorable à sa demande d’autorisation d’absence si elle n’est pas de droit. Le formulaire numérique de demande d’autorisation d’absence est à compléter et à envoyer généralement deux semaines avant la date de l’absence selon votre académie (à l’exception des impératifs de dernière minute pour lesquels le délai peut être plus court). Le justificatif quant à lui doit être envoyé sous 48 heures. Généralement, absence de réponse vaut pour acceptation. En cas de situation imprévue, l’IEN peut accepter d’être prévenu dans un délai plus court si l’événement ne dépend pas de votre volonté. Mais n’oubliez pas que lorsqu’elle n’est pas de droit, une absence est toujours soumise à la bonne volonté de son IEN. A l’époque de l’école de la confiance, dans laquelle la bienveillance prévaut, une demande gracieuse bien formulée et correctement motivée peut aboutir plus aisément (d’autant plus si vous la faites avec l’aide du SNALC).

Lire la suite

Protection fonctionnelle : un dispositif qu’il est plus que temps de faire fonctionner

Une protection renforcée

La mise en œuvre de la protection fonctionnelle implique une obligation de prévention pour notre administration : « L’administration doit prévenir ou prendre les mesures adéquates pour faire cesser les attaques dont est victime ou pourrait être victime un agent ou ses proches. »
Elle se doit de nous protéger lorsque nous sommes victimes de violences verbales ou physiques, menaces, diffamations, injures, attaques aux biens matériels, harcèlement et outrages. Toutes ces attaques sont détaillées sur le site du Service Public.

Suite à l’assassinat de notre collègue Samuel Paty, la protection des fonctionnaires a été « renforcée » par la circulaire du 2 novembre 2020 du ministère de l’intérieur.
Diffamations et injures sur les réseaux sociaux : notre administration se doit désormais d’y répondre.
Les IEN n’ont pas comme mission première celle de nous protéger. Quand certains IEN ont compris qu’il suffit parfois de convoquer une famille, un parent, pour calmer les choses, d’autres ont tendance à préférer le « pas de vagues ». En cas d‘insultes ou de menaces, ils laissent souvent la main à notre propre protection juridique, si tant est que nous en ayons pris une.

Lire la suite