Direction d’école : où en est-on de la direction d’école en cette fin d’année 2020 ?

La direction d’école est en souffrance depuis plusieurs années à cause de l’écart entre les attendus de la hiérarchie et une réalité du terrain que l’institution semble – ou plutôt préfère – ignorer. Depuis des années, le SNALC ne cesse de le répéter dans les réunions au ministère. Les nombreux groupes de travail sur la question des directeurs n’ont permis finalement que de panser la plaie ouverte et profonde de la direction.

Le directeur manque de tout… sauf de travail

Malgré le manque de moyens en temps, le manque de moyens humains et matériels, le directeur ou la directrice cumule les fonctions : chef d’établissement (sans en avoir ni l’autorité, ni le pouvoir hiérarchique), principal adjoint, secrétaire, comptable, infirmier scolaire, assistante sociale, responsable sécurité, portier, etc. sans compter une part d’enseignement pour 94 % d’entre eux. Corvéable à merci, le directeur cherche consciencieusement à répondre à tout, à pallier toute difficulté, jusqu’à l’épuisement professionnel et parfois moral pour une reconnaissance financière qui incite de moins en moins d’adjoints à accepter cette responsabilité.

Un statut pour le directeur, qui n’est plus d’actualité

La problématique principale est que la fonction de directeur d’école s’apparente à celle du chef d’établissement, mais le directeur n’a pas de statut et l’école n’est pas un établissement. Le questionnaire lancé en décembre 2019 sur la direction d’école a montré que le statut du directeur ne faisait pas l’unanimité, loin de là. Le SNALC avait fait notamment remonter les inquiétudes des adjoints des petites écoles à l’idée d’un statut. En effet, plus de 50% des écoles comptant moins de 6 classes, avoir un chef d’établissement pour trois, quatre, cinq collègues, n’aurait pas eu de sens. Si cela pouvait s’entendre pour les directeurs de grosses structures scolaires, l’argument du ministère sur la complexité de revoir la grille indiciaire, le recrutement, les missions, les responsabilités, le fonctionnement des écoles, etc. pour seulement 6% des directeurs, pouvait s’entendre également. L’idée du statut a donc été abandonnée.

Une situation préoccupante

Le préjudice moral dont souffrent les directeurs d’école dans l’exercice de leur métier ne fait plus de doute. Les témoignages inquiétants et les gestes de désespoir se multiplient. La lettre laissée par notre collègue Christine Renon a quelque peu bousculé les choses, obligeant le ministère à prendre sérieusement en considération le problème de la direction d’école. S’en sont suivies de multiples réunions et une consultation de tous les directeurs d’école.
Un an après le décès de la collègue, à la rentrée scolaire 2020, la circulaire du 25 août de la DGESCO, difficile à mettre en place sur le terrain, laissait paraître les prémices d’un changement imminent. Le versement d’une indemnité exceptionnelle de 450 euros à tous les directeurs a donné un avant-goût de revalorisation financière. Une avancée… Certes… Mais bien trop timide pour le SNALC.

Au mois de mai 2020, le ministère a assuré que les mesures qui seraient annoncées constitueraient une première étape. Néanmoins à la mi-décembre, date d’écriture de ce dossier, nous n’avons toujours aucune garantie que d’autre mesures viendront.

Le SNALC vous explique les mesures prises et celles en cours dans ce dossier direction d’école au travers des 5 thèmes suivants :

  • Les décharges,
  • La revalorisation et les indemnités,
  • L’allégement des tâches,
  • Le volet sécurité,
  • La délégation de compétences et les 108 h

Dès le mois de mai 2020, le ministère avait affiché sa détermination à augmenter au plus vite et de façon non négligeable les décharges des directeurs d’école. Il avait en outre insisté sur un volet de décharges complémentaires ponctuelles en fonctions de besoins à définir. Le SNALC avait immédiatement montré son inquiétude concernant ce volet de décharges à disposition des inspecteurs et souhaitait que l’enveloppe de décharges puisse améliorer la situation de tous les directeurs sans décharge totale. Un quart de décharge minimum pour tous aurait été le bienvenu.

Le SNALC avait demandé avant toute chose que l’existant soit déjà assuré : les décharges annuelles de directeurs de petites écoles – alors qu’elles s’avèrent déjà insuffisantes - doivent impérativement être respectées. Trop de directeurs ne bénéficient pas de leur dû depuis des années.
Le SNALC avait soulevé la question de la présence d’élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) qui nécessiteraient une journée de décharge supplémentaire. En effet, la gestion de ces élèves est très chronophage (relation avec les partenaires, réunions diverses, administratif…)
Le SNALC souhaitait également que ne soit pas oubliée dans ce nouveau calcul, la prise en compte des écoles orphelines (écoles avec un IPS faible - Indice de Position Sociale - rattachées à un collège dont l’IPS ne permet pas un classement en REP).

En septembre, le chiffre est tombé : le ministère prévoit une enveloppe de 600 ETP (équivalents temps plein) dévolue à des décharges de direction supplémentaires pour la rentrée scolaire 2021. Quelle ne fut pas la déception du SNALC. 600 ETP s’avèrent clairement insuffisants. Dès lors, une discussion s’est engagée pour répartir au mieux ces 600 ETP.

Pour bien se rendre compte : pour les directeurs de classe unique, il faudrait presque 800 ETP pour passer de 4 jours de décharge par an à 1 jour de décharge par semaine, cela concerne 3500 directeurs sur 44000. Inutile de dire qu’il ne s’agissait pas de partager les parts d’un gâteau mais bien les miettes d’un biscuit et qu’il n’y en aurait pas pour tout le monde.

Si le ministère a annoncé qu’il s’agissait d’une première marche, rien pour l’instant n’est précisé sur la taille de « l’escalier », qui, sans programmation pluriannuelle, pourrait bien n’être qu’un marchepied… S’il ne pouvait refuser cette petite marche, le SNALC espérait une dotation bien plus large pour améliorer les conditions de travail de TOUS les directeurs.


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À la rentrée 2020, le directeur touchait une ISS (indemnité de sujétions spéciales) composée d’une part fixe et d’une part variable.

L’indemnité de sujétions spéciales


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Le directeur bénéficiait également d’une BI (bonification indiciaire) liée au nombre de classes de l’école

  • 3 points pour les écoles à classe unique : 14,06 €,
  • 16 points pour les écoles de 2 à 4 classes : 74,98 €,
  • 30 points pour les écoles de 5 à 9 classes : 140,58 €,
  • 40 points pour les écoles de 10 classes et plus : 187,44 €.

Il bénéficiait aussi d’une NBI (nouvelle bonification indiciaire) de 8 points.

Cette ISS, la BI et la NBI n’ont pas été remises en question.
Lors de la réunion du 15 juillet 2020 a été dévoilée la mise en place d’une indemnité exceptionnelle de rentrée de 450 euros, pour la rentrée scolaire 2020. Cette indemnité, contrairement à une annonce médiatique du ministre, n’avait rien à voir avec l’investissement lors du premier confinement de mars 2020 mais avec la mise en place de cette rentrée. On peut regretter que le travail fourni par les directeurs l’année dernière n’ait pas été récompensé comme il aurait dû l’être.
Avant de développer le volet revalorisation, le SNALC a demandé que cette prime de rentrée (qui a tardé à être versée) soit pérennisée. Alors que le SNALC s’attendait à une bonification indiciaire pour tous les directeurs, quelle ne fut pas sa déception lorsqu’il apprit que finalement la revalorisation pour les directeurs se réduirait à cette prime de rentrée ! Elle viendrait s’ajouter à l’indemnité de sujétions spéciales pour chaque directeur, à savoir 450 euros par an soit une trentaine d’euros net par mois. Une bonne partie des directeurs qui ne bénéficiera d’aucune augmentation de décharge l’année prochaine n’aura donc que 30 euros par mois en guise de « revalorisation ». Une bien maigre compensation au regard des engagements, de la responsabilité, du temps, du stress, et de l’épuisement que ce métier occasionne.

Le directeur est devenu la personne à tout faire, corvéable à merci quelque part, puisque le référentiel métier le permet. Il est l’intermédiaire entre l’IEN, les enseignants et les parents. Il a la responsabilité de tout ce qui touche à l’école. Il est sollicité sans cesse non seulement pour les enquêtes administratives mais aussi et surtout pour recevoir ou régler les différends avec les parents, pour accomplir une multitude de tâches annexes liées aux locaux, au personnel communal, aux relations avec les collègues, au suivi des élèves… Et en cas de situations particulières comme la pandémie que nous traversons, le directeur se voit obligé, en plus de son emploi du temps surchargé, d’assumer des missions pour lesquelles il n’a aucune aide.
Depuis des années, le ministère affiche la volonté de trouver des moyens pour alléger la charge de travail des directeurs. En janvier 2020, cette volonté était plus que jamais réaffirmée. Mi-décembre 2020, cette volonté ne s’est toujours pas traduite en actes.

Allégements des tâches

Depuis cette rentrée 2020, rien n’est allégé ni simplifié pour les directeurs, bien au contraire. En plus de la gestion des cas COVID et des signalements, le directeur a dû organiser des élections de parents d’élèves comme à l’accoutumée, s’occuper du projet d’école qui est resté d’actualité malgré la pandémie et répondre aux injonctions et enquêtes diverses qui ne cessent de pleuvoir. Dans le même temps, l’amélioration d’ONDE n’est pas encore effective et concernant AFFELNET, rien de nouveau, c’est donc encore le directeur qui en a la charge… Pourtant l’amélioration des outils, logiciels et procédures numériques, comme l’avait demandé le SNALC, aurait été plus qu’appréciée et indispensable dans la gestion de la situation actuelle. Pour le SNALC, il reste encore beaucoup à faire…

Aide administrative

Le SNALC ne cesse de le dire : une aide humaine, administrative, formée et pérenne est impérative pour les écoles les plus importantes, qui accueillent parfois plus d’élèves que certains collèges. Cette aide humaine n’est pas uniquement pensée pour le bien-être des directeurs mais aussi pour celui des élèves et des familles. Les écoles injoignables dont le téléphone sonne dans le vide ne doivent plus exister.
Le SNALC refuse un personnel précaire et changeant car le directeur prend énormément de temps (qu’il n’a pas) pour former a minima ce personnel. Le SNALC n’a rien contre les services civiques, qui peuvent parfois apporter une aide, mais leurs compétences ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. On peut d’ailleurs s’interroger sur l’adéquation entre le temps de disponibilité d’un service civique et le temps scolaire à l’échelle de la journée et à l’échelle de l’année.

Pour les tâches de secrétariat pur et pour les questions de sécurité (entrées, sorties, retards, plan Vigipirate...), le SNALC revendique :

  • soit l'embauche de secrétaires administratifs,
  • soit l'aménagement des fins de carrière pour répondre à la pénibilité du métier ou à l’incapacité (par des postes adaptés) de certains agents qui pourraient ainsi consolider la direction d’une école.

Si l’aide administrative doit reposer sur les seules collectivités, le SNALC redoute de forts risques d‘inégalités.

Formation et temps d’échanges

Le métier de directeur qui évolue au gré des réformes, des orientations politiques ou des problèmes de société, ne s’improvise pas. Pour le SNALC, le relationnel, l’administratif et le juridique sont autant de domaines qui nécessiteraient une formation conséquente et digne de ce nom et qui permettraient aux directeurs de gagner un temps considérable.

À la rentrée 2020, le ministère a mis en place 2 jours de formation continue par an sur temps de travail. Mais en décembre 2020, force est de constater qu’au regard du manque de remplaçants, ces deux jours ne seront pas assurément réalisés ou se feront hors temps d’enseignement.
Pour le SNALC, il faut créer une réelle formation initiale obligatoire d'un mois pour acquérir et développer les compétences nécessaires à l'exercice des responsabilités, ainsi qu’une formation continue, couplée à des temps d’échanges d’expériences entre pairs. Les directeurs ont de forts besoins concernant entre autres  :

  • l’encadrement, la communication, la gestion des conflits,
  • la gestion et utilisation des outils de communication numérique,
  • le juridique, les droits de la famille, la RGPD,
  • les services spécialisés de l’enfance, les services sociaux, la justice,
  • la sécurité, les registres obligatoires, les procédures d’alerte.

À la date de rédaction de cet article, le SNALC préfère être honnête : beaucoup de discussions pour rien… Pour le moment, aucun allégement n’est perceptible.

Cela fait plus d’un an que le SNALC attend des propositions d’améliorations sur le volet sécuritaire. Et il semble qu’il ait fallu attendre les résultats du questionnaire directeurs pour que le ministère ouvre les yeux sur un problème dénoncé depuis le départ : les directeurs d‘école ne sont pas des experts en sécurité.
À la mi-décembre 2020, date d’écriture de cet article, le volet purement sécuritaire n’a toujours pas été abordé. Le SNALC évoque pourtant depuis des mois l’urgence de traiter ce dossier plus que jamais d’actualité. Certes le directeur ne peut pas échapper à un degré de responsabilités en rapport avec la sécurité dans son école, mais il n’a ni les capacités, ni les compétences, ni le temps, ni la protection juridique pour être responsable de toute la sécurité. Le meilleur exemple est le PPMS. L’état des lieux et la conformité des locaux requièrent l’avis de spécialistes que ne sont pas les directeurs. Or, en cas de problème, c’est pourtant bien vers le directeur qu’on se retournera.

Pour le SNALC, trois points importants nécessitent une réflexion :

  •  Le RSST : il est regrettable qu’il n’existe pas encore en version numérique dans toutes les académies et le SNALC en demande sa généralisation. Des directeurs d’école ne le remplissent plus car rien n’évolue vraiment par la suite, ils ne savent pas à qui le renvoyer, certains avancent même qu’il ne sert à rien et les adjoints ignorent souvent son existence. Les RPS (risques psychosociaux) imposent une fiche de signalement numérique car les conseillers prévention des rectorats recommandent à juste titre de ne nommer personne sur un registre papier à la disposition de tous (en fonction du signalement, une certaine discrétion est de rigueur). Les assistants de prévention sont les conseillers pédagogiques… Et ces derniers sont débordés et conseillers pédagogiques avant tout.
  •  Le PPMS et le DUER nécessitent des référents sécurité au sein des mairies et des DSDEN, que ce soit pour l’aide à la rédaction, l’aide à la mise en œuvre des exercices et l’aide à l’évaluation. Le directeur doit participer activement à l’élaboration de tous les documents avec des spécialistes. Il doit mettre en œuvre les exercices nécessaires mais il doit être accompagné de spécialistes de la sécurité, en fonction des risques encourus et des exercices à réaliser, de telle manière qu’il ne puisse pas être tenu responsable d’avoir sous-évalué une situation. Les exercices confinement et attentat ne requièrent pas les mêmes exigences et compétences que les exercices évacuation incendie. En ce qui concerne le DUER, qui est mieux qualifié qu’un ISST (inspecteur santé et sécurité au travail) pour évaluer des risques de TMS (troubles musculo-squelettiques) par exemple ?
  •  Les signalements d’événements critiques
    En cas d’accident, d’agression, d’intrusion, d’accusation etc., le directeur doit pouvoir trouver un protocole numérique à suivre pour savoir quoi faire et à qui déclarer. Cela va avec la protection fonctionnelle. N’oublions pas qu’un directeur peut être absent et remplacé par un collègue assurant l’intérim, qui n’aura reçu aucune formation sécuritaire.

RSST, PPMS, DUER, RDGI, Faits établissements : tout ceci doit être clarifié, spécifié, simplifié, accessible numériquement et nécessite formation et accompagnement. Le SNALC ne transigera pas sur le dossier sécuritaire qui doit plus que fortement évoluer, pour alléger la charge de responsabilités des directeurs, ainsi que leur charge mentale.

Si dès janvier 2020 lors d’un groupe de travail, le ministère affichait une volonté d’amélioration, la question sécuritaire est restée en suspens depuis. Il est pourtant incontestable que cette année, entre les confinements, les protocoles sanitaires et les menaces terroristes, il y aurait eu fort à faire sur la question... Il faudra attendre 2021 pour que les travaux reprennent.

Le flou de la circulaire du 25 août 2020 autour d’un transfert de compétences des IEN sur les directeurs d’école, et autour de l’autonomie qui serait accordée à ces derniers dans la gestion des 108h ont amené le SNALC à s’interroger sur les dérives possibles de ces annonces. A la mi-décembre, la seule « autonomie » accordée repose sur la non obligation pour le directeur de faire remonter le document présentant la ventilation des 108h à l’IEN. Le SNALC réclame donc toujours des éclaircissements sur cette autonomie des 108h et a commencé à poser des garde-fous autour de cette éventuelle délégation de compétences des IEN.

Délégation de compétences des IEN

Inscrites à l’agenda social, les réunions ministérielles relatives à la direction d’école et celles relatives à l’inspection sont étroitement corrélées. La délégation de compétences crée une inquiétude légitime parmi les directeurs, au regard de l’accumulation actuelle de leurs missions. C’est pourquoi lors des réunions inspection, le SNALC, qui entend parfaitement la surcharge de travail des IEN et comprend et défend leur volonté de recentrer leurs missions, n’en demeure pas moins vigilant. Le SNALC ne peut accepter que certaines missions des IEN se transforment en nouvelles compétences/responsabilités pour les directeurs d’école.

Concernant un certain nombre de compétences décisionnelles et fonctionnelles relatives à son école, le directeur doit pouvoir jouir d’une totale autonomie et se passer de l’avis de l’IEN. Le directeur est pleinement légitime, par exemple, pour décider en équipe de la répartition des élèves, des éventuels maintiens ou passages anticipés, du projet d’école ou encore des aménagements d’assiduité en petite section de maternelle. Pour le SNALC, l’IEN doit rester le garant du bon fonctionnement et le protecteur de l’école publique et de ses valeurs. Il doit veiller à la protection des adjoints et des directeurs en cas de problèmes et intervenir lorsqu’il y a dysfonctionnement ou conflit, même interne.

Aussi, le SNALC pense qu’une réécriture du référentiel métier est indispensable : il doit définir précisément ce qui relève du directeur et ce qui n'en relève pas en termes de missions et responsabilités. Il conviendrait de recourir au même travail concernant l’inspecteur afin de définir également ses missions et ses limites. Cela éviterait une charte de confiance entre IEN et directeurs, qui ne servirait à RIEN. On ne gère pas des personnels avec une charte.

L’autonomie des 108 heures

L’autonomie des 108h a toujours été une demande du SNALC mais devant les orientations que prennent les discussions au ministère, deux questions subsistent : que va réellement gérer le directeur d’école et quelles seront les dérives que cette autonomie pourrait entraîner ?
Dans le même temps que l’on parle d’autonomie des directeurs et des équipes sur les 108h, on inscrit d’office des collègues dans les plans de formations Maths et Français qui peuvent atteindre parfois 27h, dépassant ainsi largement les 18 heures allouées. Le SNALC se demande où est l’autonomie… Si le directeur doit « gérer » les 108 h de l’équipe, il faut absolument instaurer la possibilité de choisir des formations en fonction des besoins réels de l’école.
Cette pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures doit être plus que jamais précisée. En effet, cette tendance de notre hiérarchie à imposer plus de 18 heures de formation laisse imaginer l’inévitable pression que subiront les directeurs, sous couvert d’une « délégation de compétences » et d’une « charte de confiance ». Si le SNALC s’est positionné contre le statut de directeur, ce n’est pas pour accepter un rapport hiérarchique intrinsèque qui sera inévitablement engendré par cette « pleine responsabilité ».

Pour accéder aux comptes rendus des groupes de travail clic sur l’image

2 réflexions sur « Direction d’école : où en est-on de la direction d’école en cette fin d’année 2020 ? »

  1. Bonjour,
    Je me trompe peut-être, concernant l’allègement des tâches. En effet, dans le lsu, les collègues pouvait noter si leurs élèves bénéficiaient du rased, ppre, … Désormais tout cela semble passer par onde. Avez vous des informations concernant cela?
    Merci
    Melaine Caous

  2. Bonjour,
    Malheureusement, vous ne vous trompez pas. Plusieurs collègues de l’académie nous ont fait remonter ce problème, mais il semble que cette situation soit générale.
    La cause : la mise à jour de l’application, avec pour conséquence la suppression pour chaque enseignant de la possibilité de cocher directement dans le LSU de chaque élève les dispositifs qu’il a suivi : CHAM, RASED, PRE, ULIS…
    Et, comme nous l’indiquons dans le présent article, qui est-ce qui trinque une nouvelle fois ? Le directeur d’école à qui revient le « privilège » de saisir pour chaque élève les dispositifs suivis et la période concernée dans l’application ONDE.
    On voit bien là encore qu’il y a d’une part le discours lénifiant et d’autre part la dure réalité du vécu des collègues.
    Allègement des tâches ? Le SNALC préfère être honnête : pour le moment, aucun allégement n’est perceptible, même si les discussions continuent.

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