Distance professionnelle, une nécessité pour se protéger

S’il est normal que les PE aspirent à une pratique professionnelle sereine, il faut garder à l’esprit que seuls quelques élèves de maternelle vivent dans « le monde des Bisounours ».

Dans une société de plus en plus procédurière, il faut être, en tant qu’agent de l’État, attentif à l’image que l’on renvoie et aux informations que l’on divulgue. Pour le SNALC, c’est une évidence : garder une distance professionnelle n’est pas une simple précaution à prendre mais bien un impératif, que ce soit avec les familles ou les collègues.

Confier leurs enfants à des « étrangers » peut rendre les familles curieuses, voire intrusives, que ce soit à l’école, dans la sphère privée ou numérique. Dès la rentrée, il revient donc au PE de poser des limites en clarifiant les modalités de communication et de prise de rendez-vous. S’il était nécessaire de communiquer à distance, il faudrait utiliser le téléphone de l’école (ou un numéro masqué), la messagerie professionnelle ou l’ENT de l’école.

Pour préserver son intimité et garantir son droit à la déconnexion, il faut éviter le copinage et le tutoiement, ne pas rejoindre de groupes de discussion privés et décliner toute invitation (réseaux sociaux, anniversaires, etc.).

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Appréhender au mieux une convocation

Être convoqué par l’IEN ou l’IA-DASEN peut susciter inquiétude ou incompréhension. Pourtant panique et précipitation ne sont jamais de bons alliés : mieux vaut garder la tête froide !

Les entretiens avec l’IEN ou l’IA-DASEN relèvent le plus souvent :

– soit d’une démarche administrative (suivi de carrière, mobilité) ;

– soit d’un conflit ou signalement (plainte d’un parent, tension avec un collègue).

Dans tous les cas, il est essentiel d’avoir conscience que ces interlocuteurs exercent leur mission.

Première réaction : contacter le SNALC.

La section académique du SNALC analysera l’objet de la convocation et la situation dans son intégralité. Demander un report est possible et être placé en arrêt maladie par son médecin n’est pas une faiblesse. Il est indispensable de se sentir prêt pour cet entretien.

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CSA ministériel du 4 novembre 2025 : déclaration du SNALC

Monsieur le Ministre,

Les enseignants fonctionnaires ont une part de primes deux fois inférieure à celle des autres fonctionnaires de catégorie A. Il faut qu’un professeur des écoles ou certifié attende 22 ans pour sortir du premier quartile (le plus bas, donc) en termes de rémunération pour un catégorie A, alors même que ces métiers sont à niveau bac +5, soit plus élevé que la norme.

En catégorie A, la sélectivité oscille autour de 2,7 candidats présents pour un admis aux concours de professeur des écoles, de professeur certifié et de professeur de lycée professionnel, mais elle approche 20 présents pour un admis dans le corps des ingénieurs d’études du ministère chargé de l’enseignement supérieur. Dis autrement : les concours enseignants sont aujourd’hui les moins sélectifs, car les moins attractifs.

Les professions de l’enseignement du secondaire présentent les scores de bien-être psychologique les plus faibles. Le ministère de l’Éducation nationale présente le plus faible nombre de jours de formation par agent de tous les ministères. Huit ruptures conventionnelles sur dix concernent des agents au sein des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, alors que ces ministères ne représentent que les deux tiers des agents.

Toutes ces affirmations sont vraies. Elles ne figurent pas uniquement dans notre déclaration de ce jour, mais aussi dans le dernier rapport annuel sur l’État de la fonction publique.

Ce que nous disons des enseignants, nous pouvons le transposer à la quasi totalité des personnels du ministère, à commencer par les AESH, mais aussi par exemple les personnels sociaux et de santé.

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Syndicat enseignant